Les appareils pour detecter l’incendie

Déc 3, 2021 | Astuces

Le feu, quelles que soient ses causes, présente certaines caractéristiques constantes et mesurables : il produit des gaz (fumée), provoque une augmentation de la température et émet des rayonnements. Les différents types de détecteurs d’incendie utilisent certaines de ces caractéristiques pour remplir leur fonction.

Détecteurs de fumée

Les détecteurs de fumée sont des détecteurs d’incendie qui, comme leur nom l’indique, détectent la présence de fumée dans l’air et déclenchent une alarme pour avertir du danger d’incendie. En fonction de la méthode utilisée pour la détection, il existe différents types de détecteurs :

Détecteurs ioniques : ils détectent les gaz et les fumées de combustion qui ne sont pas nécessairement visibles. Ils disposent d’une chambre d’ionisation à l’air libre (d’où leur nom). Si de la fumée pénètre dans cette chambre, l’ionisation de l’air est réduite et une condition d’alarme est générée.

Détecteurs optiques/photoélectriques : Ces détecteurs d’incendie comportent deux dispositifs, un dispositif émetteur de lumière et un photorécepteur, situés sur des axes différents. Lorsque la fumée pénètre dans la chambre du détecteur, le faisceau lumineux envoyé par l’émetteur est dispersé et peut atteindre le détecteur, déclenchant ainsi l’alarme.

Il existe un type particulier de détecteur optique appelé détecteur de faisceau infrarouge, qui comporte un élément émetteur, un réflecteur et un récepteur. Dans ce type de détecteur, l’alarme est déclenchée lorsque le faisceau de lumière infrarouge reçu par l’élément récepteur descend en dessous d’une intensité prédéfinie en présence d’une certaine densité de fumée sur le trajet des faisceaux.

Détecteurs de température

Les détecteurs d’incendie à température sont placés là où il n’est pas approprié d’installer des détecteurs de fumée. Généralement dans les zones de service telles que les cuisines ou les garages, où il peut y avoir de la fumée qui n’est pas causée par un incendie accidentel. Selon leur fonction, il existe également différents types.

Détecteurs thermiques : également connus sous le nom de détecteurs de température fixe. Ce sont les détecteurs d’incendie à température les plus couramment utilisés. Ils sont conçus pour déclencher une alarme lorsque la température de l’air qui les entoure atteint une limite définie. La température d’activation la plus courante pour ce type de détecteur est de 58 °C, mais il existe sur le marché des détecteurs qui s’activent à une température de 47 °C, ce qui augmente la marge de sécurité.

Détecteurs thermovélocimétriques : ces détecteurs d’incendie sont conçus pour déclencher une alarme lorsqu’ils détectent une augmentation rapide de la température de l’air ambiant, d’environ 8 °C par minute, quelle que soit la température initiale.

Détecteurs de flamme

Les détecteurs de flamme sont un type de détecteurs d’incendie qui sont utilisés lorsqu’il existe un risque de combustion sans fumée, par exemple en présence de gaz ou de liquides combustibles. Leur utilisation est davantage orientée vers le domaine industriel. Les flammes émettent des rayons infrarouges et des rayons ultraviolets. Grâce à cette propriété, il existe trois types de détecteurs de flamme :

Les détecteurs infrarouges (IR) : ils intègrent un capteur de rayonnement infrarouge qui déclenche une alarme à partir d’un certain niveau de ce type de rayonnement.

Détecteurs d’ultraviolets (UV) : ils intègrent un capteur de rayonnement ultraviolet.

Détecteurs combinés (IR/UV) : ils intègrent les deux capteurs afin d’augmenter la sensibilité et de réduire le risque de fausses alarmes.

En conclusion, les détecteurs d’incendie les plus recommandés pour sauvegarder des vies sont les détecteurs de fumée, en raison de leur capacité à détecter le risque d’incendie avant même que la combustion ne se produise.